Lactée, avec amour
Catégorie : Documentaire
Comment un biberon en verre nous ramène à ce qui existait avant
On a mis du temps à répondre à une question simple : comment un objet pareil, un biberon, pouvait nous concerner, nous qui n’avons ni enfant ni marque à lancer. La réponse n’est pas venue d’un argument marketing. Elle est venue d’une conversation longue avec Jasmine, qui voulait recréer pour sa fille le monde que sa propre grand-mère avait connu, avant que le plastique ne s’invite partout.
Le script s’est construit scène après scène à partir de ce qui existait déjà chez elle, et non de ce qu’on pouvait y ajouter. Son salon, sa fille qui dessine sur le tapis, la lumière qui traverse la baie vitrée. L’angle entrepreneurial a disparu en premier, puis la peur statistique, tout ce qui aurait rendu l’histoire plus grande qu’elle ne l’était. Il restait une mère qui choisit le verre parce qu’elle sait ce qu’il tiendra encore dans dix ans, et une fille qui touche un biberon pour la première fois sans savoir qu’elle en fait déjà l’histoire de sa mère.
La voix reste en off du début à la fin. Elle pose la question avant de raconter, pourquoi continue-t-on à nourrir nos enfants dans du plastique alors qu’on le fait déjà disparaître du reste de notre quotidien, et elle laisse ensuite l’image répondre à sa place. Un biberon tenu dans la lumière. Une main d’enfant qui s’en approche. Une plage, à la fin, où la même tranquillité qui portait la question au début porte maintenant une enfant dans les bras.
C’est un film qui ne cherche pas à convaincre. Il montre une personne qui a déjà décidé, et qui porte cette décision avec autant de calme que n’importe quel autre geste du quotidien. On n’a rien eu besoin d’inventer pour que ce soit vrai. Il a juste fallu rester assez longtemps dans la conversation pour voir ce qui était déjà là.
La campagne a atteint 150 % de son objectif en vingt-quatre heures.
Crédits : Accompagnement, écriture et montage : Léonard Videt, Petit Bouquetin — Fondatrice : Jasmine — Marque : lactée